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Podcast] Interview d’Alain Balthazard photographe animalier

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J’aime de plus en plus cet exercice des interviews audio : ça me permet de discuter avec des photographes animaliers célèbres. Des photographes animaliers que je suis depuis très longtemps et qui se retrouvent en face de mon micro (enfin presque puisqu’il s’agit d’interview par téléphone  [Podcast] Interview dAlain Balthazard : photographe animalier ). Au début j’ai un peu la boule au ventre (moins que pour l’oral du bac quand même  [Podcast] Interview dAlain Balthazard : photographe animalier ) et passé les 30 premières secondes, c’est parti mon kiki ! Et puis, entre nous, je n’ai encore jamais réalisé d’interview avec un photographe animalier pas sympa, pénible et antipathique ! Qui sait ? Peut-être qu’il n’y en a tout simplement pas !

C’est donc en compagnie du photographe animalier Alain Balthazard que j’ai passé plus de 30 minutes l’autre jour. Un vrai bon moment comme j’aime. Je souhaite que vous passiez à votre tour 30 minutes bien agréables  [Podcast] Interview dAlain Balthazard : photographe animalier .

alain balthazard [Podcast] Interview dAlain Balthazard : photographe animalier

C’est lui !!

Alain Balthazard : photographe animalier

Alain Balthazard est d’abord un naturaliste passionné d’oiseaux. Il se décrit d’ailleurs lui-même comme étant un ornitho avant d’être photographe. Il a donc passé des heures et des heures sur le terrain à observer l’avifaune sans aucun déclenchement ! Et puis, lui aussi, comme tant d’autres, s’est mis à la photographie animalière pour immortaliser les superbes observations qu’il pouvait faire.

Bien lui en a pris car Alain Balthazard fait parti des photographes animaliers francophones qui comptent. Certaines de ses images ont fait le tour de la planète et l’une d’elles est arrivée en finale 2008 au prestigieux concours BBC Wildlife. Si vous en voulez encore pour être assuré qu’Alain n’est pas n’importe qui  [Podcast] Interview dAlain Balthazard : photographe animalier il fait également parti des agences Bios et Naturimages. 

Vous en voulez encore plus ? Bon très bien … Il travaille souvent avec les grands titres de la presse photographique comme Images et nature, l’oiseau mag, Nat’images, et d’autres encore. Allez, j’arrête là parce que sinon je pense qu’Alain va m’en vouloir. Comme beaucoup de photographes animaliers, Alain Balthazard n’aime pas bien être mis en avant et transpire l’humilité !

Alain propose toute l’année des stages photos à destination de tous les photographes quelque soit leur niveau. Des stages terrains, des stages naturalistes, des stages de technique photo. C’est à  la carte et Alain Balthazard se mettra en quatre pour vous satisfaire :-). Découvrir les stages de formation à la prise de vue.

Pour découvrir les superbes photos de ce photographe animalier, je vous en ai mis une sélection très très serrée ci-dessous. Pour voir toutes les autres (et aussi en prendre plein les mirettes !) rendez-vous sur sa page 500px

brocard alain balthazard 585x388 [Podcast] Interview dAlain Balthazard : photographe animalier

Couple de chevreuil © Alain Balthazard

busard alain balthazard 585x389 [Podcast] Interview dAlain Balthazard : photographe animalier

Busard cendré © Alain Balthazard

canard alain balthazard 585x388 [Podcast] Interview dAlain Balthazard : photographe animalier

Un canard colvert© Alain Balthazard

 [Podcast] Interview dAlain Balthazard : photographe animalier

Une chevrette © Alain Balthazard

hibou alain balthazard 585x388 [Podcast] Interview dAlain Balthazard : photographe animalier

Hibou moyen-duc © Alain Balthazard

Les thèmes abordés dans l’interview

  • une courte biographie d’Alain Balthazard
  • la photographie en extérieur et comment l’appréhender
  • la gestion de la lumière en extérieur
  • comment photographier les rapaces
  • les connaissances naturalistes concernant le busard
  • comment bien repérer et photographier le busard
  • quoi faire pour protéger le busard
  • le making-off de la photo la plus célèbre d’Alain Balthazard
  • l’actualité photo d’Alain

Ecouter l’interview

Lire la transcription écrite de l’interview

Vous pouvez aussi télécharger le fichier PDF de l’interview pour le lire tranquillement depuis chez vous : Interview_Alain_Balthazard

A : Régis Moscardini
B : Alain Balthazard

A : Bonjour Alain Balthazard. Je te remercie d’avoir accepté mon invitation pour cette interview.
B : Ecoute, c’est moi qui te remercie.
A : Alors ceux qui te suivent sur ta page Facebook et tes nombreuses publications te connaissent bien, mais tout le monde n’est pas sur ce réseau social. Alors est-ce que tu peux te présenter en quelques mots, s’il te plait ?
B : Ecoute, je suis photographe professionnel depuis quelques temps, j’étais opticien au départ, j’avais un magasin d’optique à moi que j’ai revendu parce que le commerce, ça ne correspondait plus à ce que je recherchais, et puis je me suis lancé dans la photo, ce qui est bien évidemment beaucoup plus difficile qu’opticien au niveau financier. Mais c’est une passion et puis ça me permet de faire des choses totalement différentes, de rencontrer des gens différents et puis la photo c’est passionnel au départ. Après gagner sa vie grâce à la photo c’est un petit peu plus compliqué. J’ai 47 ans, je fais de la photo depuis une vingtaine d’années mais je suis surtout ornitho amateur au départ. Voilà en gros mon parcours.
A : C’est d’abord une passion avant tout, même quand tu étais opticien, c’était déjà une passion, et tu as eu le courage ou la chance, l’opportunité de concrétiser en métier ?
B : Oui, ça a toujours été, surtout les oiseaux en fait, j’ai commencé finalement assez tard, vers 25 ans, quelque chose comme ça mais effectivement je me suis toujours intéressé à la nature, j’ai toujours à peu près vécu en campagne et puis la photo permet effectivement de pousser un peu plus loin en fait cet intérêt, en plus de l’observation et de la protection, on verra peut-être un peu plus loin dans l’interview. Mais passer de l’optique avec un salaire très correct à photographe, c’est du courage je ne sais pas, c’est un pas qu’il faut franchir en faisant abstraction de l’argent surtout.
A : D’accord. Donc ça, c’est vraiment un discours que l’on entend souvent. Il y a plein de photographes amateurs passionnés qui aimeraient en faire leur métier, il faut vraiment qu’ils prennent conscience que c’est difficile de gagner sa vie et encore plus dur de bien gagner sa vie avec ce métier-là ?
B : Oui. Il y en a qui y arrivent, même en ne faisant que de la photo animalière, mais c’est quand même très compliqué, même sans faire que ça et ça sera de plus en plus compliqué, tout simplement, c’est à cause du numérique bien sûr qui est à double tranchant. Ça a amené plein d’améliorations mais ça a amené aussi plein de chômage.
A : Pas mal de concurrence ?
B : Oui.
A : Alors, je suis allé sur ton site Internet, j’ai été surpris, on l’a un peu évoqué à l’instant, de constater que tu n’es pas qu’un photographe animalier, tu pratiques aussi la photo de sport, de mariage, et donc la photo nature. Mais à chaque fois avec un point commun quand même, c’est toujours en extérieur. Alors qu’est-ce qui te pousse à vouloir être dehors quasi systématiquement dans ta pratique ?
B : En fait, c’est la nature au départ bien évidemment et puis effectivement en tant que professionnel, quand je prends que la photo animalière, il est clair que je ne fais que des photos autour de Châlons et c’est en plaine céréalière où le biotope n’est quand même pas le plus développé au monde. On va dire donc on ne peut pas vivre de la photo animalière exclusivement c’est clair, même si j’ai quelques parutions de temps en temps ça ne permet pas de faire un chiffre d’affaires, alors après le reste, effectivement j’ai commencé finalement mon activité professionnelle grâce aux concours hippiques, je faisais ça même en parallèle pendant 2 ans quand j’étais encore opticien, effectivement c’est de l’extérieur pour la plupart du temps, et puis après les mariages je fais de l’intérieur aussi puisqu’il y a les cérémonies, etc. mais par contre je n’ai pas de studio, je n’ai pas de matériel, et même quand je fais des séances portraits, c’est des séances portraits à l’extérieur.
A : Je reviens sur ce que tu disais par rapport à ton biotope, à l’environnement proche de chez toi, j’ai l’impression que c’est une contrainte de ton lieu d’habitation qui est assez pauvre finalement au niveau faune qui t’a un petit peu forcé à aller voir dans d’autres pratiques de la photographie ?
B : Non, pas dans ce sens-là finalement, parce que j’ai commencé, en fait la colonne vertébrale du métier de photographe que je fais maintenant c’était les concours hippiques, à cause ou grâce à ma fille qui faisait du cheval. Si ça n’avait pas démarré comme ça, je pense que je ne serais jamais passé dans la photo. C’est-à-dire que j’avais cette colonne vertébrale là, je me suis lancé dans la photo en me disant voilà, j’ai déjà une partie du chiffre assuré grâce aux concours hippiques, mais après bien évidemment c’est parti sur le reste, donc le mariage, éventuellement le portrait, les stages, surtout important maintenant, je fais beaucoup de stages de formation, tout niveau, sur tout, la plupart du temps individualisé où des gens viennent pour rencontrer des espèces avec beaucoup de matériels, donc c’est très variable, c’est complètement à la carte. Donc en fait les différentes parties de ce que je fais maintenant se sont greffées sur le concours hippique au départ. Mais voilà, c’était pour faire un chiffre correct.
A : Donc en fait tu es photographe professionnel mais ça englobe pas mal de choses, ça englobe la photographie nature animalière sauvage, la photographie animalière domestique, et surtout tu es formateur avec les stages que tu peux faire, et ça c’est vraiment un relais de croissance pour ton activité ?
B : Oui. Les stages c’est quelque chose, il y a pas mal de demandes, il y a pas mal d’offres aussi maintenant mais il est vrai que le stage de formation avec l’explosion des appareils numériques, en particulier les reflex maintenant qui sont très abordables, les gens achètent ce genre de matériel et ne savent pas trop s’en servir, donc effectivement il y a une demande assez importante. Et puis moi, en tant que photographe animalier, mon travail est un peu connu à droite à gauche, surtout sur les rapaces entre autres, les gens viennent chez moi pour essayer de faire des photos d’oiseaux bien particuliers, et là ce n’est plus de la formation photo, c’est du voyage photo local, on va dire.
A : Alors, tes images sont toujours super nettes évidemment, et je suis impressionné par le piqué qu’ont tes photos de rapaces, et c’est aussi ce que l’on recherche tous, le piqué sur les animaux en mouvement et particulièrement sur les oiseaux en vol, et sur certains de tes clichés on voit même les insectes volant autour. Alors comment tu parviens à un tel résultat de netteté et de piqué sur tes photos ?
B : Je vais plaisanter, j’appuie sur le bouton, on va dire. Je ne sais pas, à partir du moment où le numérique promet des choses maintenant, et encore je n’ai pas le matériel dernier cri, promet des choses de très hautes qualités. Je veux dire, à partir d’une certaine expérience, on arrive à sortir des clichés complètement fous, je vois avec certains stagiaires qui viennent avec du boitier très haut de gamme, ce n’était même pas envisagé, moi j’ai commencé avec l’argentique, ce n’était même pas envisageable il y a même dix ans. Je n’ai pas vraiment de secret. Le coup des insectes nets, ça c’est un peu de chance quand ils se retrouvent dans le même plan focal que l’oiseau. Après, moi c’est vrai, j’adore les photos d’action, les photos posées je n’aime pas trop, donc c’est vrai que je cherche plutôt les photos d’action. Comme je suis beaucoup sur le terrain et toujours sur le même terrain, j’ai plus d’opportunités sur les sujets que je traite.
A : Parce que c’est vrai que ce sont des remarques que j’entends souvent ou des mails que je peux recevoir ou des commentaires sur le blog, en gros c’est mes photos ne sont pas assez nettes et ça manque de piqué. Donc il y a le matériel, tu viens de le dire, qui aide beaucoup, mais dans les réglages, de manière très pratique, quels sont les impondérables à avoir en termes de réglages pour assurer une netteté optimale ?
B : De toute façon après, tout dépend des conditions de lumière bien évidemment, mais même en plein jour, on va prendre même une journée d’hiver parce que l’été en plein jour la lumière est dure, on va dire l’hiver où l’on peut faire des photos tout au long de la journée, il ne faut plus hésiter maintenant à monter en sensibilité, ce que je fais moi très souvent, pour justement pouvoir avoir une vitesse suffisante pour figer un mouvement. Après on peut travailler totalement différemment comme mon ami Jacques Gillon qui bosse en priorité vitesse généralement, et pour ne jamais avoir les ailes floues, il ne bosse jamais en dessous du 500e. Donc chaque personne a ses techniques. Moi, c’est vrai que je préfère effectivement pouvoir fermer un peu plus mon diaph pour avoir un peu plus de profondeur de champ, donc ça en montant en sensibilité éventuellement, ça permet d’avoir un peu plus de vitesse, un peu plus de profondeur de champ, donc ça permet d’avoir un peu plus de chance d’avoir le sujet net complètement avec un piqué correct, puisqu’on sait très bien qu’un objectif même haut de gamme est de toute façon meilleur quand on ferme d’un ou deux ou trois crans le diaph.
A : Don effectivement je résume, parce que c’est super intéressant ce que tu viens de dire. Pour avoir le maximum de piqué et de netteté, tu vas fermer un peu le diaphragme de manière à augmenter un peu la zone de netteté, par contre pour avoir quand même une vitesse suffisante tu vas augmenter un peu la sensibilité. Et le bruit maintenant ce n’est plus un critère ?
B : Non. Il est clair que maintenant même moi avec mon 7D qui date un peu, d’ailleurs je vois des fois des réactions sur certains forums, moi mon 7D à 1600 ISO il bride, moi j’ai sorti des photos à 6400 ISO avec mon 7D, pas d’oiseaux en mouvement mais des oiseaux posés au crépuscule, dans les marais en autres, il n’y a pas du tout de bruit dans la photo, il y a post traitement correct. Maintenant même en plein jour, monter à 800 ou à 1600 ISO, surtout que le bruit apparait dans les zones sombres, en plein jour tu surexposes un petit peu, le bruit n’apparait pas du tout, donc il n’y a plus de problème.
A : Donc photographier en extérieur, peu importe le sujet finalement, comporte pour principale difficulté la gestion de la lumière. Donc c’est principalement sur ce point que butent les débutants. Quels sont tes trucs à toi pour gérer effectivement la lumière, pour ne pas être embêté par des contrastes trop importants, par la bonne exposition ? Comment toi tu fais ?
B : Après c’est toujours pareil, c’est aussi une question de matériel, on dit le matériel il ne fait pas tout mais il fait beaucoup quand même, et après il faut avoir certains petits trucs. On parlait de la photo de rapaces en vol, alors la photo de rapaces en vol c’est quand même vraisemblablement la plupart du temps sur fond de ciel, soit gris soit bleu, il faut savoir par exemple qu’un fond de ciel bleu avec une lumière forte, si tu ne surexposes pas ton image, ton image va être sous expo à cause de la cellule qui ne va pas bien faire son travail
A : Tu veux dire que le ciel va être pris en compte
B : Oui.
A : Donc le ciel va être bien exposé mais l’oiseau, lui, ne le sera pas ?
B : Voilà, l’oiseau, lui, se retrouvera sombre. Donc après, les gens qui ont des appareils très haut de gamme avec les multispots, etc., on peut pallier à ça, mais sur des appareils photos comme le 7D qui n’est pas le haut de gamme quand même et qui date un peu, si moi je travaille la plupart du temps quand même en multizones, donc là effectivement sur un fond de ciel bleu ou de ciel gris, si on ne surexpose pas l’image, l’oiseau va se retrouver sombre. C’est des petits trucs comme ça à savoir.
A : Tu fais une correction d’exposition en fait ? C’est ça, tu as une petite touche dédiée, tu appuies sur la touche ?
B : Je travaille beaucoup en correction d’exposition, et toujours pareil, sachant que le fait d’être surexposé c’est moins gênant, bien évidemment pas être cramé, il ne faut pas que l’image soit cramée, mais le fait d’être surexposé est moins gênant que d’être sous-exposé, parce que le bruit intervenant dans les zones sous-exposées et sombres, le fait d’être surexposé ça permet d’être beaucoup plus post-traitable, on va dire, qu’une zone sous-exposée. Du coup je travaille beaucoup comme ça. Après je fais confiance aussi à la cellule de l’appareil qui est très précise. En fait moi, je ne me pose pas trop de questions au niveau de la technique. Maintenant le matériel permet des choses étonnantes. Une petite anecdote en passant à un stagiaire qui vient de temps en temps, qui a beaucoup de matériel, me disait que maintenant avec son D4S qui peut monter très haut en sensibilité, j’en ai fait l’expérience quand on a fait du moyen duc le soir, moi je travaille en priorité diaphragme comme la plupart des gens que je connais et j’en connais beaucoup, et bien lui il travaille en manuel et effectivement il a raison, il m’a dit moi je travaille en manuel maintenant, je sélectionne mon diaph, je sélectionne ma vitesse, je suis en iso auto, et si ça monte à 3200, si ça monte à 6400, si ça monte à 12800, ce n’est pas grave parce que de toute façon à 12800 il n’y a pas de bruit. Et ça effectivement c’est l’avenir.
A : Donc tu veux dire que les progrès technologiques amènent quelque part à modifier un peu le comportement du photographe ?
B : Indéniablement. C’est vrai que si j’avais les moyens de m’acheter un ABX, je bosserais comme lui effectivement parce que là c’est vraiment top. On travaille comme en studio en fait en manuel, ce que je déconseille aux stagiaires quand ils viennent me voir. Mais effectivement avec ce genre de matériel, c’est vraiment la bonne solution et il a des résultats d’enfer. C’était le cas quand il est venu faire du moyen duc, il y avait du moyen duc nicheur, donc les oiseaux partaient à 20h30, 21h pour aller chasser, ce soir-là on n’a pas eu trop de chance, ils sont partis à 21h30, moi j’étais à 6400 j’étais foutu, moi j’ai rangé l’appareil, lui il avait le 800 mm en plus, il s’est mis au millième de seconde parce qu’il avait le 1.2 dessus, donc il avait le 1000 mm parce qu’effectivement le D4S c’est un plein format , il s’est mis au millième de seconde, il a mis F8 et puis il a sorti des photos à 20000 ISO qui n’étaient absolument pas bruitées.
A : C’est incroyable. Donc on dit quand même souvent que ce n’est pas le matériel qui fait le photographe mais n’empêche que ça aide pas mal.
B : Bien sûr, bien sûr que ça aide pas mal.
A : La photo de rapaces te passionne et je sais que tu es très attaché à la protection des busards. Les busards cendrés, c’est bien ça ?
B : Cendrés ou Saint-martin aussi.
A : D’accord. Alors avant de parler de ces oiseaux et de ce que tu fais pour eux, j’aimerais qu’on s’attarde à la technique photo pour photographier les rapaces en général. Quelles sont les principales choses qu’il faut faire ou ne pas faire pour réussir ses photos de rapaces que ce soit en vol ou pas d’ailleurs, quels sont les points absolument à ne pas louper pour justement réussir ses photos de rapaces ?
B : On va dire que c’est la connaissance des espèces de toute façon, moi je suis absolument persuadé que, à part les affûts payants que je mettrais à côté, mais quand on veut photographier des animaux sauvages dans leur environnement même près de chez soi, à partir du moment où on ne connait pas du tout comment ça fonctionne, c’est difficile de faire des photos correctes. Après quand on connait le fonctionnement de l’oiseau, savoir comment il chasse, savoir comment il niche, etc., c’est une grosse partie du travail, c’est une grosse partie du travail, après la technique photo on l’a, donc de toute façon ce n’est pas gênant, qu’on l’ait pour ça ou pour autre chose, le rapace comme les autres espèces. Le moyen duc par exemple, il faut savoir repérer les nids, écouter les jeunes, connaitre leur reproduction. L’hiver c’est trouver les buses qui hivernent, les hiboux des marais qui vont dans beaucoup de terrains, il n’y a pas de secret, beaucoup de terrains, et puis après la technique photo elle est identique pour tous les sujets, ce n’est pas plus difficile de faire un rapace en vol qu’un martin-pêcheur, voire beaucoup plus facile. Donc moi, je suis ornitho au départ, donc je connais le milieu naturaliste, je connais le milieu photographe, je trouve que la photo naturaliste de temps en temps elle part un peu en vrac parce que les gens veulent faire de la photo nature mais ne connaissent pas la nature. Pour moi, ce n’est pas bien.
A : Je crois, à mon avis, c’est vrai qu’avec l’explosion du numérique et du coup avec l’augmentation certaine du nombre de photographes, il y a peut-être eu une dérive pendant un certain temps mais il me semble que maintenant, grâce à je ne sais pas grâce aux photographes professionnels, à ceux qui peuvent faire entendre leur voix, je pense qu’il y a un peu moins cette dérive-là et que maintenant ceux qui viennent à la photo animalière sont conscients de ça, et qu’il faut d‘abord passer par des connaissances du terrain et de l’animal pour après photographier, je pense que maintenant on a un peu moins les dérives peut-être du début de l’explosion du numérique.
B : J’espère. Je parlais des affûts payants, je préfère que les gens aillent dans les affûts payants, ça permet de ne pas déranger les endroits qui ne sont pas prévus pour. Après je trouve dommage effectivement d’aller, moi personnellement je n’irai pas, ça ne m’intéresse pas parce que pour moi la photo animalière, c’est juste le final et je pense que tout ce qui est en amont est presque plus important que la photo finale. Mais c’est vrai que la photo animalière est partie maintenant vers de la photo esthétique et plus naturaliste, donc ça, ça a beaucoup changé. Je connais beaucoup de gens qui ne connaissent pas grand-chose à la nature mais qui font de très belles photos, mais qui traitent des espèces qui ne sont pas sensibles. Après c’est surtout sur les espèces sensibles qu’il faut faire attention.
A : Venons donc au busard cendré ou Saint-martin, tu as dit aussi. Alors une première question tout bête : pourquoi aimes-tu cet animal-là ?
B : Alors ça, j’ai commencé il y a une vingtaine d’années en arrivant sur Châlons, je m’intéresse aux oiseaux, voilà, sans plus, et puis j’ai découvert ces oiseaux-là, j’ai pris contact avec la LPO en l’occurrence, et puis j’ai rencontré des gens sur Châlons et je me suis lancé là-dedans. En fait je ne faisais pas vraiment de la photo, c’était de la photo très amateur et puis je me suis lancé dans la protection de ces rapaces parce que j’ai appris à connaitre et vraiment à voir que c’était vraiment un symbole de la plaine steppique, on va dire, anciennement les savarts en Champagne-Ardenne, maintenant c’est des champs de céréales et malheureusement comme ils se nichent dans les champs de céréales et que les céréales sont fauchées de plus en plus tôt, s’il n’y a personne pour les protéger, ils passent dans les moissonneuses. Alors on est nombreux en France, enfin on est nombreux, pas assez nombreux justement, il y a quand même pas mal de gens qui font ça mais c’est un rapace qui est quand même menacé à l’échelle mondiale. Alors pouvoir sauver quelques oiseaux des moissonneuses c’est toujours intéressant, et puis en tant que photographe ça permet aussi de rendre un peu à la nature ce qu’elle offre au photographe, c’est-à-dire des photos voire de l’argent pour certains, et du coup ça permet de rendre un peu la monnaie de la pièce à la nature qui offre des choses gratuitement, ce qui n’est pas le cas par exemple des photos de modèles ou des choses comme ça. Du coup, je pense que beaucoup de photographes animaliers devraient s’investir plus, au moins dans des assos, voire cotiser à des assos, et malheureusement ce n’est pas la majorité qui font ça, ils profitent beaucoup de la nature pour prendre du plaisir mais peu rendent vraiment à la nature, et ça je trouve ça un petit peu dommage.
A : D’ailleurs c’est un peu se tirer une balle dans le pied parce que c’est l’outil de travail de pas mal de photographes, donc si on ne fait pas ce qu’il faut ou en tout cas mettre sa petite pierre à l’édifice pour protéger l’outil de travail, finalement on peut finir par ne plus l’avoir cet outil-là.
B : Oui, dans l’absolu oui, si on va jusqu’au bout, ça peut être ça.
A : Alors, quelles sont les particularités de ce rapace-là, qu’est-ce qui le distingue des autres rapaces, de la buse, du faucon par exemple ?
B : Les busards, il y a quatre espèces, il y en a trois qui sont visibles en France, la quatrième espèce est visible de temps en temps en migration. Donc le busard des roseaux que les gens connaissent quand ils vont sur les étangs ou sur les lacs, qui nichent la plupart du temps dans les roselières. Le busard cendré ou le busard Saint-martin, le busard cendré, on va dire, est le seul qui va en afrique puisque c’est un migrateur donc il ne revient en France que mi-avril et il repart fin août, donc c’est un oiseau africain qui vient nicher en France, on va dire. Et qui est effectivement menacé par l’agriculture puisque comme je le disais auparavant, les céréales étant fauchées de plus en plus tôt, lui n’arrive pas de plus en plus tôt parce qu’il arrive toujours mi-avril comme il y a 50 ans ou 60 ans, mais les céréales au lieu d’être fauchées mi-juillet, de mi-juillet à mi-août, maintenant c’est fauché de mi-juin à mi-juillet pratiquement. D’où le problème, comme il niche au sol, les quatre espèces de busards nichent au sol, parce que la quatrième c’est le busard pale qui lui niche dans l’est de l’Europe, il y en a quelques-uns en Finlande et j’ai eu la chance d’en voir un qui s’était appareillé à une femelle il y a 2 ans, c’est quand même très rare d’en voir en France à part en migration. Mais ces oiseaux-là nichant au sol et dans des herbes relativement hautes, ce qui ressemble le plus à leur biotope c’est les champs de céréales. Et donc c’est un rapace qui chasse en vol, pas à l’affût comme la buse, tu parlais de la buse, il chasse en vol, il a le rapport surface à l’air poids le plus important de la biofaune mondiale, c’est-dire que par rapport à son envergure qui est de 1,15 mètre pour le cendré, 1,20 pour le Saint-martin, en gros plus ou moins, le cendré le mâle pèse 340 grammes, la femelle 380, c’est extrêmement léger par rapport à la surface à l’air.
A : Ce qui lui permet de faire des acrobaties ?
B : Ce qui lui permet surtout de voler très bas et à très basse vitesse, donc face au vent, à 50 centimètres voire à un mètre du sol pour repérer les rongeurs qui représentent en France 70 à 80% de son alimentation, sachant qu’en afrique il mange des criquets, c’est plutôt un insectivore en afrique.
A : Donc quand tu dis qu’il chasse en vol, tu veux dire qu’il ne va pas attraper ses proies en vol dans le ciel, mais il va repérer ses proies, alors par exemple le faucon crécelle qui lui va pratiquer, le Saint-Esprit qui vole sur place pour repérer, la buse qui va se planter sur un piquet, lui c’est une technique différente, il va voler, il va survoler une zone à basse altitude.
B : Voilà, il va vraiment se balader sur tout son territoire, donc on va dire en cas de nourriture importante, c’est 3 kilomètres autour de son nid, en cas de disette, les années très mauvaises, il peut aller jusqu’à 15 kilomètres de son nid pour trouver de la nourriture. Effectivement il va vraiment de droite à gauche et de haut en bas survoler son territoire pour trouver de la nourriture. Et donc il se jette sur sa proie grâce à ses serres.
A : Alors pour le repérer, on en a déjà un petit peu parlé de sa technique de vol, mais ceci dit, et son biotope aussi les grands champs céréaliers, ce sont les indices pour le repérer le busard ?
B : En fait oui, le repérage c’est ce qu’il y a de plus dur. Il faut savoir que le busard cendré contrairement au Saint-martin qui niche à peu près partout en France mais en petite quantité, sachant qu’il y a d’après les derniers chiffres que j’ai 11.000 couples en France, le busard cendré il n’y a à peu près que 5.000 couples nicheurs mais ils ne nichent justement pas partout, ils nichent dans les grandes régions en fait, c’est des noyaux de population en fait. Donc en fait quand on connait un peu les noyaux de population localement, moi par exemple je travaille sur un secteur, d’autres collègues dans le coin qui travaillent sur d’autres secteurs, en début de saison on les repère, on repère les couples qui s’appareillent, qui vont effectivement faire des parades en vol très spectaculaires, et puis après voilà les jours ou les semaines passant on arrive à déterminer à côté de quels champs ils sont, après il faut trouver l’endroit du nid dans le champ sachant que les champs, par exemple chez moi, sont très grands, j’ai 4 nids dans un champ de 55 hectares, donc le nid faisant à peu près 40 centimètres de diamètre, tu vois la difficulté dans un champ qui fait 55.000 mètres carrés.
A : Tu veux dire qu’il y a peut-être plus de 4 nids dans ce champ-là ?
B : Non, il n’y avait pas plus de 4 nids mais pour trouver les 4 nids, c’est des heures
A : Une petite remarque, est-ce que tu penses que, je ne sais pas si tu es au courant, mais il y a un essor sur les drones, tu sais les espèces de petits trucs très légers, est-ce que tu as utilisé ça, est-ce que c’est une technique à laquelle tu as pensé pour repérer ?
B : Je ne sais pas, il faudra qu’on en discute avec les copains mais le problème, c’est qu’il y a une règlementation qui est très stricte encore pour l’instant puisque les drones équipés de caméras ou d’appareils photos sont soumis à règlementation importante et si on veut être dans la loi, il faut avoir au moins un certificat de capacité par l’aviation civile voire pour certains cas carrément son brevet de pilote. Donc
A : Alors que tu restes à terre ?
B : Oui, voilà, mais ça reste très compliqué. Après les autonomies ne sont pas très grosses non plus sur des appareils qui ne sont pas très chers. Moi, je me suis lancé un peu dans cette étude-là grâce à Chasseur d’images entre autres, voilà, 10 minutes ou ¼ d’heure d’autonomie pour survoler un champ de 55 hectares de long en large et en travers, je ne suis pas persuadé que ça gagnerait énormément de temps, sachant que l’on n’est pas dans l’appareil.
A : Donc la contrainte réglementaire et la contrainte technologique font que pour l’instant ce n’est pas un système assez mûr ?
B : Il faut essayer, je ne sais pas, il faut voir, il faut voir ce que ça peut donner. Ou alors travailler avec des appareils professionnels qui vont coûter plusieurs milliers d’euros. Etant donné que c’est du travail bénévole, tu vois ce que je veux dire.
A : Que peuvent faire ceux qui nous écoutent et qui sont intéressés par le sujet pour à leur tour aider à protéger le busard ?
B : C’est tout bête, s’ils habitent dans des régions céréalières et qu’ils se baladent très souvent dans la nature, même s’ils n’interviennent pas eux-mêmes, s’ils repèrent des busards régulièrement au-dessus de champs quand la saison arrive, c’est le signaler tout simplement aux assos locales ou à la LPO. Alors sachant, ce que je te disais, qu’il n’y en a pas partout, par exemple en Bretagne il y a peu de chance qu’ils en voient, dans les Vosges Fabrice Cahez que tu as eu en interview, que je connais bien, ils en avaient, depuis une vingtaine d’années il n’y en a plus, etc. Après tout simplement être attentif, pouvoir repérer l’oiseau et le signaler.
A : Est-ce que les agriculteurs, les paysans sont sensibilisés à ça dans la région ?
B : De plus en plus. C’est-à-dire c’est notre travail aussi. C’est-à-dire c’est de ne pas arriver en terrain conquis sur les secteurs et puis donner la responsabilité à l’agriculteur en disant, voilà c’est vos oiseaux, ils sont dans vos champs, c’est des propriétés privées il ne faut l’oublier, ce sont vos oiseaux, regardez c’est super, vous sauvez des oiseaux qui mangent vos rongeurs en plus, c’est très utile, et donc il y a encore certains secteurs où c’est difficile mais de plus en plus, ça a quand même beaucoup évolué le monde agricole, moi je travaille, on va dire, avec 70 à 80% ce sont des chasseurs, et il n’y a absolument aucun problème, moi j’en ai encore appelé un ce matin, il m’a dit pas de problème, vous pouvez y aller, mettez la cage s’il faut. En plus moi c’est des gros agriculteurs, ils ont vraiment de très grosses surfaces, les récoltes ont des très gros rendements, donc la plupart, 2 ou 3 mètres carrés voire 4-5 mètres carrés, ça ne les dérange pas. Mais ils ne sont pas tous encore comme ça, il y en a encore, sachant qu’ils sont normalement obligé de les protéger car ces oiseaux doivent être protégés totalement, donc logiquement ils sont obligés de protéger l’oiseau dans leur champ.
A : Alors c’est devenu un rituel pour cette émission, j’aimerais que tu nous fasses le making of d’une de tes images. Alors j’ai choisi celle que tout photographe animalier, j’espère, a vue au moins une fois, celle de la biche dans un sillon de champ de blé qui te regarde, qui avance, qui se retourne et qui te regarde.
B : Ça va casser le mythe !
A : Ce n’est pas grave. Alors moi bien sûr je la trouve extraordinaire, elle a remporté des concours. Alors est-ce qu’on peut savoir justement quelques détails sur cette prise de vue ?
B : En préambule, moi je vais expliquer déjà comment sont faits 95% de mes photos, elles sont faites en voiture.
A : Ouh là là !
B : Tout simplement en plaine céréalière, je n’ai absolument aucun moyen de me cacher, les gens qui viennent en stage chez moi le voient bien quand ils ont fait une journée avec moi, ils se rendent compte qu’effectivement la photo animalière en plaine céréalière ce n’est pas très facile, sachant que j’ai très peu de haies, voire pas du tout, très peu de bois, donc du coup les oiseaux, les animaux dans l’ensemble sont habitués aux voitures des agriculteurs puisqu’ils en voient beaucoup, ils voient des tracteurs, etc. et tout au long de l’année. Et donc du coup, surtout pour les busards, il faut faire beaucoup de kilomètres pour repérer les oiseaux. Et puis cette photo c’était un début de saison de busards, je recherchais des busards dans un coin et comme on voit beaucoup en plaine, j’ai beaucoup de chevreuils en plaine, et donc cette chevrette qui était au bord du chemin, qui me voyant arriver est partie dans un champ de blé, je me suis arrêté, j’ai fait quelques photos, ils étaient plusieurs, il y avait un brocard qui était parti, elle s’est engagée dans un champ de blé, elle a sauté un petit peu mais pas plus affolée que ça, j’ai à peu près vu où elle était, elle s’était mis dans un passage de tracteur en fait, une voie de tracteur, j’ai eu la chance d’avoir un chemin en descente, donc je n’ai pas redémarré, je suis descendu tout doucement jusqu’à l’endroit où elle s’était mise, donc dans la voie de tracteur, et je me suis arrêté juste en face la voie de tracteur où elle était, elle n’était absolument pas paniquée, on le voit au miroir, le miroir n’est même pas visible en fait, elle n’est pas du tout paniquée, et puis j’ai pu faire mes photos comme ça. Grâce après au 500, j’avais le 1.4 en plus avec le mark2, la profondeur de champ est relativement faible, j’étais en plus légèrement en contre-plongée, du coup ça fait que la profondeur de champ est très visible. Effectivement, c’est une photo coup de poing on va dire.
A : Mais comme souvent, mais tu étais là, tu as fait ce qu’il fallait faire.
B : Oui et puis j’ai eu la chance d’avoir un animal qui n’était pas du tout stressé, elle m’a regardé, j’en ai plusieurs des photos bien sûr, j’en ai fait au moins 30 ou 40, un peu sous tous les angles et puis à un moment donné, elle s’est retournée, elle a avancé tout doucement dans le champ, elle est partie mais vraiment sans être affolée. Et c’est fait à partir de la voiture.
A : C’est vrai que la voiture, on le voit dans les livres techniques d’apprentissage de la photographie animalière, j’en ai parlé aussi dans mon blog, la voiture est aussi un affût. Est-ce qu’on sait tout de suite qu’on a fait une super photo qui va sortir un peu du lot ?
B : Non, justement non. Celle-là, elle ne me parlait pas plus que ça, c’est rigolo en fait. Et en fait je l’ai montrée parce que, je n’y vais plus beaucoup maintenant, mais j’ai fait partie des premiers inscrits sur Beneluxnaturephoto, le fameux site de forum animalier, j’étais inscrit en début 2005, ça commence à faire, je l’ai montrée sur le forum aux copains, ils m’ont dit, oh là là, j’ai eu des réactions dithyrambiques, elle est superbe cette photo, c’est une photo de concours, ça j’aime bien cette remarque photo de concours. Effectivement je l’ai présentée à 2-3 concours, effectivement elle a gagné le premier grand prix de Festimages, qui a pris de l’ampleur, ce festival qui est vers Laval. Elle est arrivée en finale de la BBC, etc. Mais je ne l’aurais pas montrée sur Benelux, effectivement je ne l’aurais jamais proposée.
A : Incroyable. Comme quoi, c’est vraiment subjectif. Et c’est vrai que des fois
B : Complètement. Et c’est vrai que je suis un peu sur 500pixels, 500px, le forum qui est vraiment très intéressant, et en une journée elle est arrivée première, c’était hallucinant, j’étais fou, elle est arrivée première de toutes les photos
A : Toute catégorie confondue ?
B : Toute catégorie confondue, elle est arrivée première en 8 heures je crois. Donc c’est assez étonnant. Je ne l’aurais jamais montrée sinon.
A : C’est incroyable. Alors Alain, quelle est ton actualité dans les semaines qui viennent ou dans les mois qui viennent, qu’est-ce qui va tenir ton agenda ?
B : C’est comme d’hab, c’est-à-dire que l’on cherche du travail à droite à gauche. La saison de mariages, elle est un peu meilleure cette année mais je pense que ce sera de moins en moins bon malheureusement. Les concours hippiques, ils vont reprendre un peu à la rentrée. Et surtout j’essaie de développer les stages, c’est vraiment quelque chose qui me fera tenir dans ce métier, si j’arrive à développer de plus en plus les stages. Les gens venant me voir sont contents puisque la plupart reviennent 2, 3, 4, 5 fois des fois, donc ça c’est vraiment quelque chose que je veux développer. Donc grâce à Facebook où je partage beaucoup, c’est vrai et grâce aux parutions de temps en temps dans Natimages, c’est vraiment ça que je veux développer. Après l’actualité, moi, je n’ai pas vraiment d’actualité finalement. Si, j’ai un bouquin qui est en attente depuis longtemps mais il faut trouver du sponsor et en ce moment c’est difficile. Mais on va dire que l’actualité sera la plus importante qui sera, ce sera un bouquin qui j’espère sortira un jour.
A : Ecoute quand c’est le cas, tu nous contactes et je ferais avec plaisir le relais de ça. Par rapport aux stages, toi tu accueilles des stagiaires qui veulent en apprendre plus sur les animaux, sur la photo, sur les techniques, sur les affûts ?
B : C’est très variable. Je m’adapte complètement au photographe et à son matériel, et c’est à la carte, c’est-à-dire que pour l’instant je n’ai jamais fait de session de stage bien déterminée, c’est-à-dire 3 jours macro à tel endroit, les gens m’appellent, tiens je voudrais faire un stage, qu’est-ce que vous pouvez faire, ils veulent traiter la buse l’hiver, on traite la buse l’hiver, ils veulent traiter le busard l’été, on traite le busard, ils veulent apprendre à se servir d’un appareil photo, on va dans le centre-ville de Chalons, on fait de l’humain et de l’architecture, c’est hyper malléable.
A : Pour ceux qui veulent progresser dans de nombreux domaines, tu peux leur apporter ce qu’ils recherchent. Merci beaucoup Alain pour cette interview.
B : C’est moi qui te remercie.

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Projet] Posez-moi toutes vos questions

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Je me lance dans un nouveau projet. L’objectif est toujours le même : vous aider à mieux pratiquer la photo animalière encore et toujours ! Je suis motivé plus que jamais pour  vous proposer un outil simple, pratique et efficace !

Car je trouve que ce dont dispose le débutant pour bien commencer n’est tout simplement ce qu’il y a de mieux pour vous aider. D’où mon idée de bousculer encore le petit monde de la photo animalière !

Prenez l’exemple des livres techniques dédiés à l’apprentissage de la photo animalière notamment. Bien sur, tout ce qui y est écrit est juste et fonctionne ! Le fond ne me dérange pas. Non, c’est la forme qui m’interpelle. Tous ces livres ont le même point commun : leur présentation. Ils ne répondent tout simplement pas aux dizaines de questions méta-physiques précisent que le photographe se pose dans sa pratique, et plus particulièrement au moment de déclencher.

Pourquoi ? Parce qu’un livre, c’est un cours magistral d’amphithéâtre. Le prof balance tout, à l’étudiant de trier pour trouver SA réponse à SA question. L’auteur prend la même posture. Il écrit tout ce qu’il sait, mais c’est à vous de vous débrouiller. Pas très efficace non ?

Je souhaite donc bousculer les choses. Mon idée est de créer des fiches questions / réponses. Une question = une réponse = une fiche pratique dans un format clair, facile à lire et dans un beau design. :-).
Pourquoi ce format là ? Pour accéder à l’information qu’il vous faut très vite ! Car avez-vous remarqué qu’en pratique se sont toujours des questions que l’on se pose ? On a un problème immédiat, on veut une réponse immédiate.

  • Comment je dois faire pour avoir plus de profondeur de champ ? Où je dois placer mon sujet dans l’image ? 
  • Comment font les pros pour avoir l’effet duveteux de l’eau ? 
  • Pourquoi cette mésange apparait toujours floue sur mes images ?

Ça vous intéresse ? Vous souhaitez participer à cette aventure ? Chic !  [Projet] Posez moi toutes vos questions ! J’ai donc besoin de vous ! J’ai besoin de votre question ! Et j’en veux beaucoup  [Projet] Posez moi toutes vos questions !

Voici ce que je vous propose : poser votre où vos questions dans les commentaires. Une question précise qui vient d’un vrai problème que vous avez rencontré. Comprenez que « comment faire pour photographier les animaux sauvages ?  » ne va pas :-). Alors que « comment faire pour avoir un arrière plan bien flou ? » c’est parfait !

Pour vous remercier de votre participation vous pouvez gagner un pantalon Stealth Gear Photographe Extrême 2 exclusivement conçu pour le photographe animalier d’une valeur de 95 €. Comment ? C’est simple : vendredi prochain 4 juillet à midi je tirerai au sort un commentaire parmi tous ceux posés. Et je contacterai par mail le gagnant.

EDIT du 04 juillet 2014 à 12h05 : parmi les 51 commentaires laissés, le commentaire tiré au sort par le site random.org est le n° 1. C’est donc François Schneider qui est l’heureux gagnant du pantalon Stealth Gear !

2014 07 04 1320 585x354 [Projet] Posez moi toutes vos questions !

Capture d’écran du tirage au sort.

pantalon stealth gear 585x369 [Projet] Posez moi toutes vos questions !

Ce pantalon à tenter de gagner en posant votre commentaire :-)

A vos marques … prêts ? Posez votre question !  [Projet] Posez moi toutes vos questions !

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3 étapes pour réussir ses photos de papillons

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Photographier les papillons n’est pas aussi simple qu’il n’y parait. Enfin je veux dire faire des belles photos de papillons comme dans les magazines !  Je vous rassure, ça reste à la portée de tous, et donc de vous ! Il suffit de suivre ces 3 étapess et dans 10 minutes vous ferez partie des 1 % de photographes qui savent bien photographier les papillons.  3 étapes pour réussir ses photos de papillons

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PLUS QU’IMPORTANT :

Photographier les papillons ne se fait pas à n’importe quel moment de la journée ! En pleine journée et en plein soleil c’est impossible car ils sont trop actifs et ne ne posent quasi jamais. Par contre, le matin, à la fraiche, quand la rosée est encore présente, c’est parfait. En effet, les papillons sont alors plus préoccupés à se chauffer les ailes bien écartées tout en haut d’une fleur plutôt qu’à prêter attention au photographe. Retenez bien ça !

Etape 1 : Repérer les papillons

Mettez-vous à quelques mètres d’un groupe de fleurs où vous en voyez tournoyer un certain nombre. Puis repérez les fleurs qui sont les plus visitées. En effet, les papillons reviennent régulièrement vers les mêmes fleurs. Une fois que c’est trouvé, vous allez déjà penser à l’endroit où vous vous placerez pour les photographier en fonction :

  • de la direction de la lumière : mieux vaut pour vos premières photos avoir la lumière qui vient depuis l’arrière de manière à ce qu’elle éclaire le papillon sans qu’il ne soit en contre-jour
  • du fond : si vous avez la chance d’avoir un objectif avec une grande ouverture de diaphragme alors le fond sera flou. C’est parfait pour mettre en avant le sujet. Le fond pourra être une décharge publique que ça ne se verra pas.
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Comment ça c’est un photo montage ?! Bon j’avoue … les papillons m’ont fait faux bon pendant le tournage :-)

Etape 2 : Ne pas passer pour un prédateur !

Les papillons ne savent pas que vous ne leur voulez aucun mal et comme ils sont pour la plupart très craintifs, ils s’envoleront au moindre danger. Vous devez donc montrer patte blanche. Ne cherchez pas à leur expliquer, ils ne comprendraient pas.  3 étapes pour réussir ses photos de papillons

Voici quelques astuces pour ne pas les faire fuir :

  • 1ère chose, les approcher en douceur, sans mouvement brusque, un peu comme si vous jouiez à faire une scène de cinéma au ralenti
  • 2ème chose, ne jamais modifier la lumière qui vient sur eux. C’est leur signal à eux qu’un danger est proche : si brusquement une ombre se projète sur le papillon. Ne vous mettez donc surtout pas entre le papillon et la source du lumière (qui normalement devrait être le soleil  3 étapes pour réussir ses photos de papillons ) Si vous voulez être certain que cette méthode est la bonne, vous pouvez faire tout le contraire et voir ce qui se passe ! Foncer droit devant sur les papillons en leur faisant de l’ombre et vous verrez le résultat  3 étapes pour réussir ses photos de papillons
  • 3ème chose, il vaut mieux porter un habit de couleur neutre genre t-shirt dans les marron-vert de randonnée. Mais bon, ne vous cassez pas la tête avec ça, si vous respectez le point 1 et 2, ce sera bon
apprendre photographier papillon 2 1 585x329 3 étapes pour réussir ses photos de papillons

Il faut avancer tout doucement. Votre serviteur en pleine action !

Etape 3 : faire les bons réglages

Votre but dans la photo de papillon (pour avoir un rendu vraiment beau) est double :

  1. d’une part figer le papillons, son corps, ses ailes et ne pas être embêter par le petit vent qui secoue les fleurs
  2. d’autre part avoir un fond flou pour mettre en valeur le papillon. Car c’est le papillon quo nous intéresse, pas les salades du voisin en fond !

On va donc régler son appareil pour obtenir ces deux principes : papillon figé et le fond flou. Pour ça :

  1. choisissez le mode priorité à l’ouverture (A ou Av)
  2. ouvrez le plus possible le diaphragme en choisissant un nombre f/ le plus petit possible. Chez moi c’est f/5.6 avec mon 70-300 mm sigma
  3. si vous savez faire, choisissez un collimateur de mise au point un peu excentré dans l’image, vers le haut par exemple. Ainsi, vous viserez la tête du papillon avec ce collimateur et la tête ne sera pas au centre de l’image, c’est mieux pour la composition.
  4. vérifiez votre vitesse d’obturation. L’idéal serait d’avoir une vitesse d’obturation d’au moins 1/500 de seconde. Si le soleil est levé ou si c’est en pleine journée, ça devrait être bon avec la grande ouverture. Si jamais c’est un peu juste, parce que c’est la fin de journée notamment, alors montée d’un cran la sensibilité.
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Sur le pentax K3, l’ouverture est matérialisée par le sigle Av.

Le secret qui tue

Un cadrage qui va super bien aux papillons, c’est de le prendre par en-dessous (la fameuse contre-plongée) et de face. Vous donnerez alors une grande importance au papillon et même lui donner un coté impressionnant ! Allez-y ! Mettez-vous à genoux pour tenter le coup.  :-)

apprendre photographier papillon 5 1 585x329 3 étapes pour réussir ses photos de papillons

Et oui ! IL ne faut pas hésiter à se mettre dans des positions peu confortables.

Et n’oubliez pas !! Vous avez encore quelques jours pour vous inscrire à la la seule formation en ligne francophone pour le photographe animalier : les Ateliers du Photographe Animalier

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Conférence en ligne – l’essentiel pour commencer la photographie animalière

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J’organise une conférence en ligne gratuite ce mercredi 25 juin à 19 heures pendant laquelle je vais vous expliquer comment bien partir sur des bases solides en photo animalière.

Voici les 3 points essentiels à connaitre que je vais vous présenter pendant une heure :

  • Les 5 étapes indispensables à appliquer
  • Les 2 pratiques de terrain incontournables
  • Un cas pratique : photographier le lapin de garenne

Rendez-vous ce mercredi 25 juin à 19h00

Je répondrai également à vos questions concernant la photo animalière ou la formation à la fin de la conférence pendant une bonne demi-heure, voire plus si besoin !

Comment faire pour participer ?

Cliquez simplement sur ce lien : je réserve ma place pour le mercredi 25 juin à 19 heures

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Les Ateliers du Photographe Animalier c’est parti

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J’ai failli oublier d’écrire un article pour vous prévenir que les inscriptions à la formation des Ateliers du Photographe Animalier sont ouvertes.  Les Ateliers du Photographe Animalier, cest parti !

Pour vous inscrire, c’est par là :

http://les-ateliers-du-photographe-animalier.fr/

A tout de suite !

Ah, au fait, les inscriptions sont ouvertes jusqu’à dimanche prochain 29 juin à 23h59, alors ne tardez pas !

 

 

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Vidéo] 4 étapes simples pour réussir vos premières photos d’oiseaux

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Je vais bientôt ouvrir les portes de la formation des Ateliers du Photographe Animalier pour une 2ème session d’inscription. Ce sera précisément pout dimanche prochain le 22 juin !

Mais avant ça, pout fêter cet évènement dans la vie du blog, je vais mettre en ligne une série de 4 vidéos à ne surtout pas manquer et qui ne seront en ligne que cette semaine. Après, ce sera trop tard !  [Vidéo] 4 étapes simples pour réussir vos premières photos doiseaux

Au cours de ces 4 vidéos, je vous apprendrais de manière ludique et pédagogique comment mieux photographier les animaux. J’en profiterai aussi pour vous dévoiler les détails de la formation.

capture ecran oiseaux1 [Vidéo] 4 étapes simples pour réussir vos premières photos doiseaux

Dans cette première vidéo, vous allez apprendre à réaliser vos premières vraies belles photos d’oiseaux du jardin avec très peu de matériel, rapidement et sans prise de tête :

  • comment attirer les oiseaux
  • comment bien se cacher
  • quel matériel utiliser
  • choisir la bonne vitesse
  • soigner son arrière plan

Un beau programme dans une vidéo de 7 minutes. A ne pas rater  [Vidéo] 4 étapes simples pour réussir vos premières photos doiseaux Et puis si vous laissez un commentaire, vous pourrez télécharger la vidéo pour la regarder plus tard. Ça vaut le coup non ?  [Vidéo] 4 étapes simples pour réussir vos premières photos doiseaux

Cliquez ici pour accéder à la vidéo

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Nouveau Festival 200 photographies pour la nature

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Un nouveau festival photo de nature se déroulera en Alsace, du 20 au 28 septembre prochain. Le Parc Zoologique de Mulhouse accueillera l‘association 200 photographies pour la nature qui est l‘organisatrice du festival du même nom.
Au programme : une exposition de tirages géants faits par des photographes animaliers reconnus, des conférences... Les parrains de cette première édition sont Emmanuelle Grundmann, journaliste et primatologue et Cyril Ruoso, photographe.

Une page Facebook est également consultable :
https://www.facebook.com/pages/Festival-200-photographies-pour-la-nature/1467648523453444
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Podcast] Interview d’Eric Dragesco photographe animalier

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J’ai eu le grand privilège d’interviewer pendant plus de 30 minutes le photographe animalier Eric Dragesco. Je n’écris pas ça pour lui faire plaisir ! Vous devriez savoir qu’Eric est notre papa spirituel à tous ! Quand nous n’étions même pas encore à l’état de projet chez nos parents, Eric publiait dans le monde entier ses photos animalières. Je n’ose même pas imaginer le matériel qu’il avait à l’époque   [Podcast] Interview dEric Dragesco : photographe animalier Si, en fait j’imagine et je suis bien content de pratiquer la photographier animalière en 2014 !

Jeu concours : le livre « Instants Sauvages » à gagner !

A l’occasion de la sortie de son livre « Instants Sauvages – Regards sur la faune des Alpes » aux éditions Rossolis, j’organise un jeu-concours pour vous permettre de gagner le livre d’Eric !   [Podcast] Interview dEric Dragesco : photographe animalier D’une valeur de 44 €, c’est un cadeau sympa non ? Je remercie d’ailleurs vivement les Éditions Rossolis qui m’ont gentiment mis à disposition un exemplaire à cette occasion. Vous pouvez retrouvez l’ensemble de la librairie nature de l’éditeur suisse  : Editions Rossolis

Pour ça, c’est très simple : il suffit de laisser un commentaire à la suite de cet article. Un vrai commentaire qui vaut la peine d’être lu hein ! Soyez chic, évitez le truc du genre  » c’était bien » et prenez 30 secondes de plus pour rédiger quelques lignes intéressantes qui apportent une réelle plus value aux lecteurs.

Le 09 juin à 12h00, je tirerai au sort un commentaire parmi ceux écrits avec le site random.org. Et le gagnant sera celui dont le numéro de commentaire a été tiré au sort. Logique et implacable :-)

EDIT du 09 juin 2014 à 12h05 : parmi les 45 commentaires laissés, le commentaire tiré au sort par le site random.org est le n° 10. C’est donc Magali qui est l’heureuse gagnante du livre d’Eric Dragesco !

2014 06 09 1211 585x321  [Podcast] Interview dEric Dragesco : photographe animalier

Capture d’écran du tirage au sort

Et entre nous, je vous invite vraiment à participer à ce petit jeu-concours car le livre d’Eric Dragesco est tout simplement exceptionnel. Premièrement parce qu’il a fallu attendre 19 ans depuis son premier ouvrage ! Deuxièmement car les photos sont sublimes. Pour celui qui aime la faune sauvage, c’est un must have. Et puis, cerise sur le gâteau, les textes mélangent apport naturaliste et informations de prise de vue. Tout ce que j’aime (et donc tout ce que vous aimerez   [Podcast] Interview dEric Dragesco : photographe animalier ).

Il y a plus de 200 photos et chacune d’entre elle mérite qu’on s’y attarde. Un vrai périple alpin, où l’on découvre la faune sauvage montagnarde à travers l’enchainement des 4 saisons. Eric Dragesco nous délivre en plus à la fin de son livre quelques secrets qu’il utilise pour réaliser ses photographies.

Sinon, il est évidemment possible d’acheter le livre d’Eric. Vous pouvez cliquer sur l’image ci-dessous.

livre instants sauvages eric dragesco1  [Podcast] Interview dEric Dragesco : photographe animalier

 

Eric Dragesco : Photographe animalier

Eric Dragesco a commencé la photographie animalière très tôt dans les années 1970 grâce à son grand frère Alain et son père Jean. Son père fut un des premiers photographes animalier en France et inventa même le tout premier système de crosse.

Eric fut très vite pris de passion pour la faune alpine et passa énormément de temps à observer les animaux en montagne. A peine ses études de médecine finies, Eric pris la décision de faire de la photographie animalière son métier. Rapidement de nombreuses agences demandèrent à Eric ses photos pour les diffuser dans le monde entier. Eric ne se contenta pas de la seule faune des Alpes et entrepris de nombreux voyages en Amérique, en afrique, en Indes.

En 1995, Eric Dragesco publia son premier ouvrage « La Vie Sauvage dans les Alpes ». Cet ouvrage reçu des distinctions prestigieuses comme le Prix Lacroix de l’Académie française. En outre, ses photos ont été primées dans des concours remarquables comme la BBC, et à plusieurs fois à Montier-en-Der.

Eric, toujours en quête de nouveaux endroits et de nouvelles espèces à photographier, entreprend de travailler sur des animaux très peu photographiés. C’est pourquoi il effectua des séjours pendant près de 10 ans en Mongolie. Il photographia alors les animaux parmi les plus rares sur terre. Et surtout, il observa et immortalisa l’animal de ses rêves : le léopard des neiges.

Eric Dragesco possède aussi à son actif une grande expérience dans les documentaires animaliers. La célèbre série « Sur les Traces de … » a été diffusée sur les grandes chaines Seasons, TF1, et France 5.

En 2014, il publie son deuxième livre « Instants Sauvages – Regards sur la faune des Alpes » aux éditions Rossolis.

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Des anémones vernales – © Eric Dragesco

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Un gypaète barbu © Eric Dragesco

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Un renard roux © Eric Dragesco

Les thèmes abordés dans l’interview

  • une courte biographie d’Eric Dragesco
  • la sortie de son nouveau livre « Instants Sauvages – Regards sur la faune des Alpes » aux éditions Rossolis
  • l’origine des ses images : numériques et argentiques
  • l’explication du processus de création de son livre
  • pourquoi Eric Dragesco a choisi d’écrire des légendes didactiques et naturalistes
  • comment Eric Dragesco a sélectionné ses photos pour son livre
  • pourquoi Eric Dragesco supprime beaucoup de ses photos
  • une anecdote sur le nikon D4 et son autofocus
  • le nombre de jours qu’Eric passe sur le terrain
  • l’avantage de l’expérience du terrain irremplaçable
  • les contraintes de la photographie animalière en montagne
  • est-ce qu’un photographe animalier est un bon vidéaste ?
  • des astuces pour réussir son film animalier
  • comment Eric fait-il pour photographier les scènes de prédation
  • pourquoi Eric Dragesco a effectué de nombreux voyages en Mongolie
  • ses inquiétudes sur la disparition du Lagopède dans les Alpes
  • l’actualité d’Eric Dragesco pour 2014 et notamment à Montier-en-Der

Ecouter l’interview d’Eric Dragesco

 

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Nouveau Festival 200 photographie pour la nature

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Un nouveau festival photo de nature se déroulera en Alsace, du 20 au 28 septembre prochain. Le Parc Zoologique de Mulhouse accueillera l‘association 200 photographies pour la nature qui est l‘organisatrice du festival du même nom.
Au programme : une exposition de tirages géants faits par des photographes animaliers reconnus, des conférences... Les parrains de cette première édition sont Emmanuelle Grundmann, journaliste et primatologue et Cyril Ruoso, photographe.

Une page Facebook est également consultable :
https://www.facebook.com/pages/Festival-200-photographies-pour-la-nature/1467648523453444
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Nouvelle vidéo

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Découvrez le cinquième épisode des aventures de Guillaume Collombet, photographe animalier. Au programme, une immersion dans le printemps Alpin :

http://www.vimeo.com/96558616
http://www.guillaumecollombet.com/#!filmlievreblanc/c1mpw
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Le post-traitement en photographie animalière

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Cet article est un résumé de la conférence en ligne en direct qui s’est déroulée le 14 mai 2014 sur le thème  » Le post-traitement en photographie animalière «  avec Clément Racineux du blog Tonton Photo

Vous avez été nombreux à me demander si la conférence pouvait être consultable après. Et oui, elle l’est ! Les retardataires, les absents et même ceux qui ont assisté à l’évènement en live peuvent voir l’enregistrement du webinaire en cliquant ici ou sur l’image ci-dessous.

Important : vous devez avancer directement à 12 min. 30 pour voir le début. Avant, il ne se passe pas grand chose  Le post traitement en photographie animalière

webinaire lightroom photo animaliere tonton photo rediffusion Le post traitement en photographie animalière

Illustration créée par Clément Racineux du blog Tonton Photo


Une fois n’est pas coutume, j’écris cette article sous la forme de Questions-Réponses. Ce sont les mêmes questions que j’ai posées à Clément Racineux au cours du webinaire. Et comme ça c’est passé il n’y a pas longtemps, j’ai encore toutes les réponses de Clément dans ma petite tête ! C’est tout chaud, alors je vous livre les réponses sur un plateau avant que ça ne refroidisse !  Le post traitement en photographie animalière

Question : « Est-ce que c’est tricher que de traiter ses photos sur ordinateur ? Et y a-t-il une différence entre Retouche et Traitement ?

Ah … le post-traitement ! Y en a qui disent que c’est pô bien, que c’est tricher et que faut surtout pas en faire. Ben oui, la  nature est assez jolie comme ça, pas la peine d’en rajouter (c’est une pub ça non ?  Le post traitement en photographie animalière ). Et puis d’autres pensent que post-traiter ne fait de mal à personne, et surtout pas aux animaux qui sont sur les photos ! Alors ? qui a raison, tord ?

Non, le post-traitement sur ordinateur n’est pas tricher. Je répète : Non, le post-traitement sur ordinateur n’est pas tricher. C’est au contraire faire en sorte de délivrer des photographies qui soient le plus possible conforme à ce que le photographe a vu. Et oui un boitier reflex a tendance à délivrer des images fades lorsqu’elles sont directement issues du capteur. Comme vous shootez en RAW (nous verrons plus loin pourquoi) votre appareil enregistre, suivant ses capacités, toutes les informations de la scène. Ce sont des informations brutes, sans fioritures de traitement à la mode Scène Paysage ou Portrait.

Il y a donc de grandes chances pour que vous soyez déçus en voyant vos images sur l’ordi. Elles manquent cruellement de punch ! On a tous eu cette remarque au retour d’une sortie : « ah ben mince, ç’est pas aussi chouette que je pensais ! ». En fait, si, c’est aussi chouette. Il faut seulement avoir conscience que la photo affiché sur l’écran est un diamant brute. Avez-vous déjà vu un diamant brute avant qu’il ne soit travaillé ? J’ai eu cette chance et je peux vous dire que si vous trouviez dans la rue un diamant brute … vous ne le ramasseriez même pas ! Par contre, une fois  passé par les mains expertes du joailler, la pierre prend alors toute sa dimension.

C’est parfaitement la même chose avec vos fichiers RAW. Sans traitement, c’est bof, après le passage dans la moulinette Lightroom, la photo prend toute sa dimension ! En plus, il ne faut pas grand chose pour améliorer le rendu. Quelques modifications basiques mais essentielles suffisent à améliorer les photos d’animaux.

paysage réunion origanale 1 585x388 Le post traitement en photographie animalière

La photographie orignale d’un paysage de la réunion. Sans traitement, c’est fade !

paysage réunion traitée 585x389 Le post traitement en photographie animalière

Voici la photo passée en post-traitement. Mieux non ?

Enfin, il me parait essentiel de distinguer Retouche et (post) Traitement. Dans le premier cas, la Retouche, le but du photographe est de modifier de façon significative la photo originale. Il s’agit par exemple, de supprimer un élément gênant de la scène. Vous savez, la branche dans le coin à droite qui attire le regard ? Par des outils puissants, il est possible de squizzer ce que l’on veut ! Le Traitement photo, lui, n’a pas d’autre objectif que de développer la photo brute. On considère cette opération comme feu le développement argentique. Ni plus, ni moins.

Question : « Pourquoi ai-je intérêt à traiter mes photos sur ordinateur ? »

Parce que !!!!!!!!!!  Le post traitement en photographie animalière J’ai finalement déjà répondu à cette question dans la première. Vous avez grand intérêt à traiter vos photos animalières après la prise de vue. C’est une nécessité pour, d’une part, respecter ce vous avez vu pendant la prise de vue. Et, d’autre part, tendre vers des photographies au rendu plus pro. Qui pètent quoi !  Le post traitement en photographie animalière

En effet, je ne compte plus le nombre de mails ou de remarques qui me sont faites à propos du rendu de certaines photos sur le net. Faites un tour sur quelques galeries du site 500px et vous comprendrez (ici par exemple). Vous êtes beaucoup à vous (me) demander comment font ces photographes pour un tel résultat. Il y a, c’est certain, du top matériel : reflex pro, objectifs de malades, et bien sur un savoir-faire au moment de la prise de vue. Mais croyez-moi, le développement numérique des images (le post-traitement donc) y est aussi pour quelque chose !

Ci-dessous, une image brute de capture, non traitée. A coté, la même photo, qui a subi le post-traitement qui va bien. Alors, convaincu ?

renard roux avec post traitement 585x390 Le post traitement en photographie animalière

Un renard roux ayant subi le développement numérique :-)

renard roux sans post traitement 585x390 Le post traitement en photographie animalière

Un renard roux sans traitement numérique

Question : « quel format d’image choisir sur son Reflex à la prise de vue : JPEG ou RAW ? Et pourquoi ? »

Ne tournons pas autour du pot : c’est le RAW qui doit être réglé sur le reflex. La raison en est très simple : avec ce format, l’appareil enregistre tout ce qu’il y a à enregistrer sans aucune compression. RAW veut dire brute en anglais. Pas de destruction, pas de compression, pas de modification. La RAW, c’est pure. Comme toujours en photographie, il y a une contre-partie à payer. Le RAW, c’est pure, mais c’est lourd ! Surtout avec des boitiers allant au delà du 20 Méga Pixels.

À l’inverse, enregistrer au format JPEG offre l’avantage d’obtenir des fichiers plutôt légères. Quand un RAW pèse 20 Mo, la même photo en JPEG fera dans les 5 Mo (suivant notamment la qualité choisie). Et, comme toujours en photographie  Le post traitement en photographie animalière on n’a rien sans rien ! Pour avoir des photos légères, l’appareil va compresser le fichier d’origine. Autrement dit, le calculateur du boitier va enlever des informations à l’image pour le rendre plus « light ». Une espèce de cure d’amaigrissement expresse !

Evidemment, cette compression se fait instantanément ! On ne se rend compte de rien mais votre image JPEG, certes moins encombrante pour votre espace de stockage, aura perdu des informations par rapport au RAW. Vous savez, c’est exactement le même principe que le format musical MP3. Vu que l’oreille humaine ne peut entendre des sons au delà de 20 000 Hertz, des logiciels exprès vont enlever tous les sons que nous ne pourrons pas entendre. Allégeant de fait le fichier musical.

De plus, vous devez être conscient que si vous avez en tête de développer numériquement vos photos, le faire en JPEG est une grosse erreur. En effet, les logiciels de traitement photo ne travaillent bien qu’avec le format RAW. Logique puisqu’ils ont besoin d’un maximum d’informations pour sublimer la photo à travers vos traitements. Plus le fichier possède des renseignements, plus les modifications de contraste, de luminosité, de saturation par exemple seront bien exploités.

Vous pourrez toujours faire du post-traitement avec du JPEG. Vous accéderez exactement aux mêmes fonctions qu’avec le RAW. Mais vous aurez bien moins de latitude pour le traitement. Et surtout, le résultat final sera décevant.

renard roux EXIFS Le post traitement en photographie animalière

Pour la photo de renard ci-dessous, j’étais en RAW

Question « à la prise de vue, en plus du choix entre JPEG ou RAW, y a-t-il d’autres réglages à faire pour optimiser le post-traitement ? »

Donc le RAW est sélectionné dans les menus de l’appareil (au passage, la plupart des boitiers maintenant offrent la possibilité d’enregistrer en même temps aux deux formats. Sympa !  Le post traitement en photographie animalière ). Il n’y a plus grand chose à faire maintenant … sauf à vous concentrer sur la prise de vue ! Et c’est ça qui est bien avec le RAW : puisque vous aurez le fichier brute, peu importe votre réglage de la balance des blancs par exemple. Mais oui, vous savez, la balance des blancs (écrivez BDB sur les forum pour vous la péter  Le post traitement en photographie animalière ) c’est les réglages qu’on essaie pour voir ce que ça fait au début quand on avait un appareil numérique pour la première fois ! On a « Nuages », « Soleil », « Couvert », « Intérieur », « Tungstène » etc … Pour chaque, le rendu final est différent.

Tiens par exemple : vous récupérez votre reflex le lendemain d’une réunion de famille au cours de laquelle vous avez mitraillé la belle-mère (mitraillé en photo j’entends  Le post traitement en photographie animalière ). Vous faites la sortie photo du dimanche matin mais catastrophe, vous photographiez tout avec la BDB calé sur Tungstène. Arf !! Je vous dis pas l’horreur ! Mais comme vous avez shooté en RAW, ça ne vous posera aucun problème pour revoir la BDB sur l’ordinateur. Par contre, en JPEG, c’eut été bien plus difficile et destructeur sur le résultat final.

Question : «  Il existe plusieurs logiciels de traitement d’image : lightroom, photoshop, aperture, gimp, … Lequel choisir ?

Je ne vais pas m’éterniser sur cette réponse. Des milliers de photographes partout dans le monde débattent tous les jours et dans tous les forums dédiés sur le net pour prouver que c’est CE logiciel de post-traitement qui est le meilleur. Donc ne comptez pas sur moi pour vous dire que truc est mieux que bidule ! D’autant que je suis vraiment mal placé pour affirmer ce genre de choses : je travaille depuis des années avec Aperture, je ne connais donc que celui-là.

Ce qu’il faut savoir, c’est que si vous vous contentez du post-traitement basique et d’un partage classique (sur le net et impression papier normale), tous feront l’affaire. Il y a le célèbre Lightroom produit de la société Adobe. D’après ce que je sais, c’est une excellent solution pour 99,9 % des photographes animaliers. Il est puissant, intuitif, complet, et pas trop cher. Il fonctionne de plus sous mac comme sous Windows. Photoshop est aussi délivré par Adobe mais est à destination plus des infographistes. En effet, c’est avec ce logiciel que vous ferez de la Retouche photo. Du traitement aussi, mais 95 % de ses possibilités vous seront d’aucune utilité. Et puis il coute pas loin de 1000 € (!!).

Aperture est le pendant de Lightroom conçu par Apple, exclusivement pour l’environnement mac. Il offre grosso modo les mêmes fonctionnalités que Lightroom mais certains reprochent à Appel la faible fréquence des mises à jours. Et puis, parait-il, Aperture perd du terrain par rapport à Lightroom dans les fonctionnalités.

Je vous donne mon avis quand même : Lightroom semble être LA solution pour le photographe animalier. Ne serait-ce que par le nombre d’utilisateurs qui l’utilisent (sic). Si vous êtes coincés sur un réglage, une recherche sur internet vous donne une réponse très vite : il est fort probable qu’une personne avant vous ai eu la même difficulté.

interface aperture 1 585x308 Le post traitement en photographie animalière

L’interface du logiciel Apple Aperture

lightroom 5 1 585x332 Le post traitement en photographie animalière

L’interface du logiciel Lightroom d’Adobe

Question : « Maintenant que j’ai mes photos sur ordinateur, que j’ai ouvert mon logiciel, quelles sont les ajustements indispensables que je dois faire ?

Sur les conseils de Clément Racineux, je vous présente ici les ajustements essentiels à faire en post-traitement. On peut aller beaucoup plus loin, mais moi, je ne sais pas faire ! Je me contente de quelques curseurs pour donner un gros coup de pep’s à mes images. C’est ce que préconise aussi Clément Racineux du blog Tonton Photo

  • Etape 1 : l’exposition. Chaque valeur d’une unité ajoutée ou retranchée correspond à un diaphragme de plus ou de  moins.
  • Etape 2 : le contraste. C’est la différence entre les parties claires foncées.
  • Etape 3 : la saturation. En gros c’est l’intensité des couleurs (Wikipédia :  une teinte hautement saturée a une couleur vive et intense tandis qu’une teinte moins saturée paraît plus terne et grise)
  • Etape 4 : la netteté. Comment dire … c’est pour rendre l’image plus … nette  Le post traitement en photographie animalière
  • Etape 5 : gestion du bruit. Un outil formidable pour ceux qui ont un appareil générant du bruit rapidement.
  • Etape 6 : la balance des blancs. Cela permet de corriger la dominante de couleur en fonction de la lumière de la scène.
  • Etape 7 : la correction de l’objectif. On se rend tous compte de l’énorme avantage du numérique sur l’argentique. Mais ça … rendez-vous compte : pouvoir, rien qu’en indiquant au logiciel votre objectif, supprimer les distorsions optiques. C’est carrément magique non ?
ajustements sous aperture 486x585 Le post traitement en photographie animalière

Voici les ajustements que j’utilise le plus sous Aperture (il y en a plein d’autres !)

Question : « pour l’export, quel format dois-je choisir ? TIFF ? JPEG ? RAW ? »

Export ? … est-ce qu’il faut maintenant vendre sa photo sur le marché étranger ?  Le post traitement en photographie animalière L’export, dans le domaine du post-traitement c’est l’enregistrement de votre image dans un autre format que le RAW. Parce que rassurez-moi, vous ne pensez tout de même pas à garder vos images en RAW une fois post-traitées ? Ouf !! J’ai eu peur  Le post traitement en photographie animalière

Car oui, une fois le développement numérique terminé, il faut exporter votre photo. Enfin … il faut …  Je devrais dire : vous pouvez exporter votre photo. L’export n’est pas une obligation ! Tout dépend de ce que vous souhaitez en faire.

  • Rien ? Ok, dommage certainement, mais pourquoi pas. Donc ça n’est pas la peine d’exporter; gardez le en RAW.
  • Partager sur Facebook, par mail à vos amis  ou sur votre site internet ? Un export au format JPEG est parfait. Nous l’avons vu au début, c’est un format léger, en plus d’être universel.
  • Imprimer sur un beau calendrier pour la fête des mères (c’est bientôt  Le post traitement en photographie animalière ). Le JPEG là encore nickel.
  • Imprimer pour un agrandissement en vue d’une expo ? Le JPEG ira aussi très bien. Mais un fichier TIFF peut aussi être envisagé. Il conserve toutes les données de l’image mais pèse très très lourd. A voir.
Pour en savoir plus, je ne peux que vous recommander ce tutoriel vidéo fait par Clément et disponible en cliquant là : Pourquoi et comment développer vos photos avec Lightroom ?

Et vous, faites-vous du post-traitement pour vos photos animalières ?

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